Plus de stabilité politique n’annule pas le risque à terme

Le cycle électoral en France comme en Allemagne a mis fin à une période de risque politique augmenté et apporté plus de stabilité pour l’Europe pour au moins les quatre prochaines années.

Si après le vote en faveur du Brexit et de Donald Trump, une telle évolution sera probablement interprétée comme une bonne nouvelle par les marchés financiers toujours très sensibles à l’incertitude, Cyceon rappelle qu’Emmanuel Macron et Angela Merkel n’ont réussi qu’à fédérer entre un quart et un tiers des électeurs inscrits dans leur pays respectif.

Outre cette donnée qui relativise la continuité politique, elle indique aussi que le risque de rupture persiste à long terme et qu’étant donné le contexte social, économique et sécuritaire difficile, ne doit-on pas sous-estimer la capacité du risque politique à ressurgir à la première occasion d’une situation exceptionnelle ou d’une crise.

La croissance des inégalités dans tous les domaines – et pas seulement celui de la richesse – est un réservoir de tensions capables de renverser à terme des majorités politiques qui semblent solides en apparence grâce aux modalités de scrutin qui leur sont favorables.

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