Les politiques pourraient empêcher la plupart des attaques terroristes

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La dernière attaque terroriste islamiste qui a tué 4 personnes et blessé une douzaine d’autres à Trèbes dans le sud de la France le 23 mars 2018 suscite un tsunami de colère parmi les Français. Surtout depuis l’annonce du décès d’Arnaud Beltram, l’héroique lieutenant-colonel de la Gendarmerie Nationale, qui a pris la place d’une femme prise en otage par le terroriste Redouane Lakdim et décéda plus tard de ses blessures.

La terrible vérité est que de telles attaques terroristes, comme tant d’autres dans le passé, n’auraient jamais dû se produire si la loi était dûment appliquée et le territoire national dûment maîtrisé. Les agences françaises de renseignement, dont les deux plus importantes DGSI et DGSE, sont en première ligne du contreterrorisme (CT) depuis des décennies et malgré les échecs comme celui d’hier, le nombre d’attaques qu’ils ont déjouées est énorme.

En toile de fond donc, le problème du CT français ne relève pas du renseignement mais a tout à voir avec la politique. De François Hollande à Emmanuel Macron, sans mentionner leur homologue allemand Angela Merkel, les dirigeants politiques ont constamment ignoré les recommandations émises par les professionnels du renseignement et du CT depuis au moins 15 ans.

Depuis le début des années 2000, les rapports appelant à une révision significative de la politique de frontières ouvertes de l’Union européenne (UE) et à une action en profondeur contre les prêcheurs pro-terroristes et les agents opérationnels potentiels se sont accumulés, en vain. La colère croît par conséquent dans les rangs du renseignement, notamment parmi les officiers de haut niveau qui ont quitté le service il y a peu.

Bien qu’il fut une menace potentielle signalée pour la sécurité nationale et un récidiviste de droit commun, le terroriste Redouane Lakdim fut autorisé à demeurer en France, mais aussi apparemment, reçut la nationalité française. Les officiers français du renseignement font un excellent travail dramatiquement endommagé par des dirigeants politiques qui ne prennent pas les évidentes décisions de bon sens.

Près de 15.000 à 20.000 individus, en France, sont évalués comme autant de menaces potentielles pour la sécurité nationale. Le renseignement intérieur français (DGSI) compte environ 4.500 employés. La politique, pas le renseignement, porte l’entière responsabilité de la croissance de la menace terroriste en France.

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One comment

  1. Les carottes sont cuites…il est à craindre une libanisation de notre pays dans les decennies futures…c’est ainsi, les decisions et les compromissions de nos dirigeants ont scellé notre avenir.

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