L’effet Trump : des banques centrales toujours plus accommodantes ?

La pression inédite d’un président des Etats-Unis – Donald Trump – sur un gouverneur de la Fed – Jerome Powell – pourrait bien porter ses fruits conjointement à la guerre commerciale américaine déclarée désormais tous azimuts contre la Chine, le Mexique et l’Union européenne (UE).

La délicate association entre pression politique, pari diplomatique et craintes sur la croissance mondiale générée par l’administration Trump oblige tant les gouvernements que les banques centrales à revoir leur copie concernant l’évolution de l’économie mondiale à court et à moyen terme.

L’incertitude augmentée parmi les investisseurs a amené la Fed à conserver ses taux inchangés, une décision qui convainc de nombreux analystes qu’une baisse des taux pourrait même intervenir dès juillet 2019 à rebours complet du programme de hausses qui était envisagé huit mois plus tôt.

Au même moment, la Banque centrale européenne (BCE) a ouvert la voie à une deuxième grande séquence de politique accommodante pour le futur successeur de son président Mario Draghi qui, en quelques mots, a relancé les bourses européennes vers les sommets.

Dans ce contexte possiblement trop consensuel, Cyceon émet deux hypothèses, la première à long terme qui interroge sur comment sortir d’une stimulation monétaire devenue en quelque sorte perpétuelle, la deuxième à court terme qui n’exclut pas la possibilité d’une Fed qui créerait la surprise en annonçant finalement une hausse de son taux de référence.