Ni banquière ni économiste, Christine Lagarde présidera bien la BCE

La politique monétaire est un sujet hautement sensible dans un contexte d’incertitudes croissantes générées par le bouleversement commercial de l’administration Trump et par la certitude quelque peu éprouvée qu’une récession conclura prochainement le cycle d’expansion économique démarré en juin 2009.

La nomination de Christine Lagarde, ancienne ministre française des finances et directrice générale du FMI, à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) et son manque d’expérience supposé en économie et en banque centrale laissent sans réponse ceux qui s’interrogent sur quelle sera l’orientation majeure de sa politique monétaire.

Certains parient sur le fait qu’elle sera accommodante considérant que sa nomination, présumée politique, résulte d’un accord entre les dirigeants Emmanuel Macron et Angela Merkel qui, comme leur homologue Donald Trump, ont besoin d’une banque centrale souple afin de ne pas hâter une éventuelle entrée en récession et qui pèserait sur le calendrier électoral d’ici 2022.

« Lagarde a toute la confiance de Merkel donc je ne me pose aucune question sur sa capacité à bien diriger la BCE, » nous indiquait aujourd’hui le dirigeant d’une banque française.