Jerome Powell déçoit la certitude artificielle des marchés financiers

Le communiqué du dernier FOMC a confirmé deux choses à savoir une donnée fondamentale et une donnée circonstancielle. D’abord, les marchés financiers n’apprécient pas l’incertitude surtout quand, ensuite, celle-ci résulte d’une certitude artificiellement construite.

En effet, les analystes ont tout au long du mois de juillet alimenté leur certitude jusqu’au plus haut point d’unanimité (100%) en estimant que Jerome Powell et la Fed ouvriraient une nouvelle séquence de politique accommodante considérant la pression politique exercée par l’administration Trump d’un côté et les craintes pesant sur la croissance économique mondiale de l’autre.

Mais une telle certitude s’est subitement transformée en incertitude maintenant que la première baisse des taux d’intérêt décidée par la Fed depuis 2008 pourrait finalement n’être qu’un geste ponctuel et unique plutôt qu’une première étape d’une plus longue série.

Les bourses ont aussitôt réagi à la baisse, preuve supplémentaire de la difficulté à réduire leur relative dépendance à l’assouplissement quantitatif (QE) en dépit des bons résultats annoncés par la majorité des grandes entreprises cotées.