Finance et géopolitique dans une double crispation

L’été n’a pas seulement été chaud du point de vue météorologique, il l’a aussi été sur les marchés boursiers où se bousculent les tweets ravageurs de Donald Trump, la grande inconnue des taux négatifs et les péripéties géopolitiques.

Hong Kong surtout où une crise politique complexe pourrait augmenter le risque d’un repli économique général tandis que la Chine joue peut-être là-bas son ambition de devenir la première puissance mondiale d’ici 2050. Des tensions sur le nucléaire iranien aux relations Europe-USA à la dégringolade argentine, plus que jamais la géopolitique est au cœur des considérations macro-économiques.

Pour Cyceon, la crise en cours à Hong Kong revêt une importance capitale considérant son potentiel triple effet. D’abord, le président américain Donald Trump a inclus sa gestion par son homologue chinois Xi Jinping dans ses éléments de négociation de l’accord commercial qu’ils tardent à achever.

Ensuite, l’enjeu à long terme est majeur pour le parti communiste chinois alors que le monde entier, et surtout ses voisins asiatiques, scrutent chacune de ses actions qui pourraient décider si la Chine rattrapera les Etats-Unis au rang d’hyperpuissance. Enfin, cette crise intervient dans un contexte de ralentissement économique que Pékin s’emploie à transformer en nouvelle « normale ».