La sécurité sociale française victime d’une fraude à 60 milliards ?

L’informatique est ambivalente : elle permet d’optimiser la gestion des fichiers comme elle peut aussi faciliter la fraude à très grande échelle, notamment dans le très sensible domaine de l’identité.

C’est une leçon que la France, pourtant puissance nucléaire et économique de premier plan, découvre progressivement suite aux révélations potentiellement explosives d’un magistrat, Charles Prats, et de deux élues, Nathalie Goulet et Carole Grandjean.

Alors que le dernier recensement démographique indique que 67 millions de personnes dont 21.000 centenaires vivent en France, l’institut statistique national (INSEE) a dévoilé dans un courrier officiel qu’environ 84,2 millions de « gens vivants » bénéficient du système français de sécurité sociale dont 3,1 millions de centenaires.

Face à ces chiffres à peine croyables qui pourraient expliquer en grande partie pourquoi la France souffre d’un déficit public chronique significatif, Charles Prats pose la question que tout le monde se pose « Combien de dizaines de milliards d’euros de fraude ? ».

Si l’on compte depuis 1998 lors de la création du système d’identification numérique de l’assuré social nommé « Carte Vitale » en France, la fraude pourrait proportionnellement s’élever à plus de 60 milliards d’euros soit 20 fois le coût de la construction du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle.