Poutine invite le Japon et l’Inde sur le marché énergétique en Arctique

Considérant la continuation des sanctions du gouvernement américain et de l’Union européenne (UE) à l’encontre de la Fédération de Russie, le président Vladimir Poutine poursuit une politique étrangère tournée vers l’Asie avec comme buts principaux de pérenniser les exportations énergétiques et d’augmenter les débouchés pour l’économie nationale.

En plus d’un rapprochement stratégique patiemment construit avec la Chine ces deux dernières décennies, le gouvernement russe cherche aussi à se rapprocher de l’Inde et du Japon, les deux autres principales économies du continent asiatique soucieuses de ne pas laisser « l’opportunité russe » à l’appétit apparemment insatiable de la Chine.

C’est à Vladivostok, à l’occasion du Eastern Economic Forum, que Poutine a reçu ses homologues Narendra Modi et Shinzo Abe pour leur vanter les bénéfices d’un vaste projet énergétique en Arctique et dont la production en gaz naturel vise prioritairement les marchés asiatiques à l’export.

Mené par l’entreprise russe Novatek en partenariat avec le français Total, les chinois CNPC et CNOOC et les japonais Mitsui & Co. et JOGMEC, le groupement espère lancer les exportations depuis la péninsule de Gydan d’ici 2023.

Outre donc les différends territoriaux qui persistent notamment sur les îles Kouriles entre Moscou et Tokyo, Abe comme Modi ont répondu favorablement aux sollicitations de Poutine en indiquant leur souhait de créer « une grande connexion » pour le premier voire de « marcher main dans la main » pour le second.