A long terme, l’épargnant affronte une ambivalence risquée

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Dans le contexte de taux d’intérêt historiquement bas et de l’inconnue financière posée par des taux d’emprunt souverain parfois négatifs, la recherche de rendement « sans risque » pour l’épargnant est une tâche difficile.

Alors que des centaines de banques allemandes font payer les dépôts de leurs clients sur compte courant et que la politique monétaire de la BCE a réduit de 25 milliards d’euros les marges des banques européennes en 2019 (dont 8 milliards d’euros pour les banques françaises), ce qui fut vrai de tout temps (ou presque) ne l’est (actuellement) plus et l’épargnant est quelque peu perdu.

Non seulement la situation est inédite mais le cycle de taux bas voire négatifs semble parti pour durer surtout quand les économistes estiment qu’il pourrait être aussi difficile de le stopper que d’en anticiper les effets afin d’éviter la « japonisation » de la zone euro.

En bout de chaîne, l’épargnant doit donc surmonter une situation ambivalente qui le contraint à quitter (ou à réduire) son investissement dans les produits dits « sans risque » (de type Livret A, fonds euro) pour espérer plus de rendement, et au moins dépasser l’inflation réelle, en investissant dans les produits dits « à risque » (actions, fonds, unités de compte).

Mais en forçant l’épargnant à sortir de sa zone de confort prend-t-on le risque de l’exposer à un risque accru de perte considérant que son entrée sur les marchés, sollicitée de toute part avec par exemple un Livret A à seulement 0,50%, se ferait au moment même où les indices boursiers enregistrent de nouveaux records.

Puisque la majorité des spécialistes s’accorde sur le fait que le niveau actuel des marchés financiers résulte, au moins pour partie, des politiques monétaires ultra-accommodantes menées ces dernières années par les banques centrales, il semble indispensable d’améliorer et de renforcer significativement la pédagogie et l’accompagnement des épargnants.

Si des solutions de plus en plus améliorées et de plus en plus abordables à l’instar de la gestion pilotée dans les contrats d’assurance vie constituent un développement louable, il convient de ne pas perdre de vue que les fonds proposés par ce biais à l’épargnant restent majoritairement exposés à la valorisation actuelle des actifs cotés.

Alors que les flux d’entrée de l’épargne dans les produits dits « à risque » s’accroissent, grandit potentiellement aussi le risque d’une surévaluation générale.

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