Les négociateurs de l’Union européenne (UE) devraient suivre les sondages de l’élection présidentielle américaine de près car si Donald Trump bouscule les habitudes diplomatiques depuis 2016, il souhaite accélérer plus encore le tempo en vue « d’un nouveau succès » pour sa campagne de réélection.

C’est donc sur un rythme plus politique que diplomatique que l’administration Trump a relancé les discussions commerciales à l’occasion du Forum de Davos.

Un an après la signature du nouvel accord commercial avec le Mexique et le Canada, quelques jours seulement après la signature de l’accord commercial phase une avec la Chine, Donald Trump a « une date en tête et c’est une date plutôt rapprochée » pour la conclusion d’un nouvel accord commercial entre les Etats-Unis et l’UE.

Après le projet de surtaxer à 100% des produits de luxe comme le champagne, le président américain a prévenu qu’il n’hésiterait pas à taxer de 25% les automobiles européennes « si nous n’obtenons pas quelque chose. »

S’il se dit persuadé que l’Europe n’a pas d’autre choix que de s’entendre avec lui, Trump remet en quelque sorte la France (luxe, fromages) et l’Allemagne (automobile) dans un même bateau alors que l’UE souffre justement d’un tandem Paris-Berlin pas aussi bien coordonné qu’espéré.

Enfin, si Donald Trump paraît souhaiter toujours le compromis, il poursuit sa méthode qu’il a décrite auparavant dans de nombreux ouvrages à savoir négocier fermement tout en gardant l’initiative et quelques munitions à l’instar du compromis recherché par le ministre français Bruno Le Maire sur la « taxe Gafa » instaurée en juillet 2019.

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