La nouvelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a tenu sa première réunion d’orientation « dans un environnement d’incertitudes mondiales persistantes » et a lancé un examen approfondi de la stratégie de politique monétaire de la BCE qui devrait aboutir à la fin de 2020.

Un tel examen commence « alors que nos économies subissent de profonds changements (vieillissement de la population, faible productivité, numérisation), le moment est venu de revoir la stratégie afin de nous assurer que nous remplissons notre mandat dans le meilleur intérêt des Européens, » a déclaré Lagarde.

De plus, conformément à l’aspiration de nombreuses personnes à moins de pollution et à des économies plus respectueuses de l’environnement, la BCE vise à mieux prendre en compte le changement climatique et pourrait en conséquence modifier ses avoirs en obligations d’entreprises évalués à 200 milliards d’euros.

« Le changement climatique est en fait une menace pour la stabilité financière, nous prenons (donc) le changement climatique en compte afin d’améliorer notre mode de fonctionnement, » a ajouté Lagarde.

Cyceon souligne non seulement que l’économie mondiale continue de passer d’un paradigme centré sur l’Occident à un paradigme centré sur l’Asie-Pacifique, alimentant des déséquilibres commerciaux croissants et des tensions connexes sur ce qui est perçu comme une mondialisation injuste, mais l’augmentation du mécontentement sur les migrations incontrôlées, sur l’augmentation des inégalités pose également un défi majeur pour la politique de la BCE.

Dans la zone euro, par exemple, le leadership industriel écrasant de l’Allemagne continue de générer des réactions négatives, en particulier en France et en Europe du Sud où prospèrent les mouvements radicaux.

L’euro a produit des résultats ambivalents depuis 2002 et les effets négatifs dépassent les effets positifs au sein d’une partie croissante, plus active politiquement que la moyenne de l’électorat, souligne Cyceon, la BCE devrait donc travailler à mieux intégrer les développements politiques dans sa réflexion stratégique.

Dans l’ensemble, Christine Lagarde a affirmé que la BCE continuera de travailler dans le plein respect de son mandat de stabilité des prix et a attiré l’attention en avertissant les marchés de ne pas supposer que la politique de la BCE est « en pilote automatique. »

Les informations publiées sur Cyceon.com ne constituent pas un conseil en investissement.

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