« De nombreux États ébranlés par la crise auront encore plus de difficulté que par le passé à exercer leurs responsabilités régaliennes, » écrit Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur-général du Fonds monétaire international (FMI) et ancien ministre français de l’économie et des finances.

Dans un article intitulé L’être, l’avoir et le pouvoir dans la crise publié le 5 avril 2020 dans la revue française Politique Internationale, Strauss-Kahn décrit les effets du coronavirus Covid-19 comme une double crise de l’avoir et du pouvoir, et ses conséquences à savoir l’émergence d’un « autre monde » fondé sur un « retour des régulations », un nouvel équilibre géopolitique et un changement de la relation humaine.

Ancien membre du Parti socialiste (PS) et réputé proche de nombreux conseillers de l’actuel président Emmanuel Macron, l’ex-chef du FMI pense que la pandémie sera une catastrophe économique, notamment pour les pays émergents, et que l’action des banques centrales sera insuffisant pour l’empêcher.

« A moyen et long terme, les cartes (de la mondialisation) sont rebattues, » estime Dominique Strauss-Kahn pour qui « la relocalisation d’une partie de la production aura un coût mais la crise que nous vivons peut suffire à en faire la pédagogie, » augmentant ainsi les tensions potentielles entre les pays moins producteurs – comme les Etats-Unis – et les pays producteurs – à l’exemple de la Chine.

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