Il y eut un énorme rallye de 36% dans les semaines qui suivirent le krach historique du 29 octobre 1929. Le Dow chuta à nouveau avant de remonter de 50% en cinq mois seulement, avant de subir de nouvelles pertes.

Plus récemment, le krach de 2008 fit chuter le DJIA de 42% avant un retracement de 24% qui ouvrit la voie à une perte totale de 55% en mars 2009.

En fait, il fallut environ 25 ans et 4 ans respectivement pour que les marchés boursiers américains se remettent complètement des krachs de 1929 et de 2008.

Cette fois-ci, la situation est-elle différente ? Le krach de 2020 a été rapide et furieux, avec une chute de 37% en seulement 51 jours pour le DJIA. L’indice a maintenant retracé plus de 50%, passant de 18. 591 à 24.633, depuis un sommet historique de 29.551, soit une hausse de 32,49%.

Le S&P 500 et le NASDAQ Composite ont respectivement retracé de 28,77% et 31,14%, mais surtout grâce à la valorisation record des valeurs technologiques comme Alphabet (GOOG), Apple (AAPL) ou Facebook (FB).

Le fait que la start-up de chat vidéo Zoom (ZM) vaut désormais plus que 5 des plus grandes compagnies aériennes ou que le leader du logiciel Microsoft (MSFT) vaut désormais plus que l’ensemble du marché boursier français CAC40 souligne la contribution peut-être excessive des valeurs technologiques au dernier rallye.

Par ailleurs, de nombreux gestionnaires d’actifs avancent que le krach s’est surtout produit en raison d’une crise sanitaire qui, bien qu’imprévisible, reste un phénomène temporaire. Cependant, ses conséquences économiques et sociales sont encore inconnues et pourraient être significatives.

Les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine mettent en péril tout espoir d’accord commercial à long terme et les statistiques antérieures à l’épidémie de coronavirus ont montré que la croissance mondiale s’affaiblissait, indiquant probablement la fin du cycle d’expansion le plus long jamais enregistré.

La durabilité du rallye dépendra principalement de la vigueur de la reprise économique post-confinement et de la capacité générale à éviter toute récidive importante de l’épidémie de coronavirus.

Néanmoins, une reprise en forme de V accompagnée d’un retour rapide à ce qui prévalait juste avant compte parmi les « hypothèses les moins privilégiées », ce qui incite les investisseurs à une plus grande prudence.

Les informations publiées sur Cyceon.com ne constituent pas un conseil en investissement.

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