Fortement critiquée pour son manque de coordination et d’efficacité pendant les premiers mois de l’épidémie de coronavirus covid-19, l’Union européenne (UE) est relancée par l’Allemagne et la France à travers des « contributions à mettre en œuvre très rapidement. »

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont indiqué quatre priorités « pour sortir de la crise » à savoir la construction d’une souveraineté sanitaire stratégique européenne, la création d’un fonds de relance, l’accélération des transitions écologique et numérique, l’accroissement de la souveraineté économique et industrielle de l’UE.

 « Il faut que le fonds de relance apporte une contribution importante qui permette aux différents pays de l’Union européenne (UE) de réagir en fonction de leurs besoins, » a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

La Commission européenne sera autorisée à emprunter 500 milliards d’euros sur les marchés financiers au nom de l’UE dont les dépenses budgétaires « accroîtront les investissements, notamment dans les transitions écologique et numérique et dans la recherche et l’innovation. »

La proposition de véritables transferts d’argent entre les pays européens et la possibilité d’emprunter ensemble constituent une évolution majeure de la position allemande réputée pour y avoir toujours été réticente.

Si elle se concrétise, elle créera de facto une solidarité financière entre les pays-membres de l’UE et cela suscite déjà quelque opposition politique. En France, certains déplorent une « fuite en avant » tandis qu’en Allemagne, certains craignent « de payer pour les cigales ».

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