L’épidémie de coronavirus Covid-19 et son lourd bilan humain, économique et social ont réveillé les économistes dont les plus médiatiques estiment que plus d’impôts viendront combler les lacunes étatiques.

Bien que la pandémie soit par définition d’origine sanitaire, que sa contagiosité et sa dangerosité relèvent donc du domaine scientifique et pas du tout du domaine économique, une part croissante de l’opinion publique considère qu’augmenter les impôts règlera tout.

La problématique est particulièrement vivace en Europe et plus encore en France, pays le plus taxé au monde. Citoyenne américaine depuis 2012, l’économiste Esther Duflo estime que la France doit rétablir l’« impôt sur la fortune (ISF) » qui n’existe pas aux Etats-Unis.

Le considérant « raisonnable » quand bien même ce dernier impose chaque année le patrimoine qui a déjà été taxé auparavant, Esther Duflo ne précise pas que la France exportait 12.000 millionnaires en 2016 au bénéfice notamment des Etats-Unis qui affichaient alors une importation de 10.000 millionnaires.

Si de nombreux Européens appellent à plus d’impôts, ils précisent toutefois que cela doit s’appliquer à tous sauf à eux-mêmes. Ainsi, la définition des « riches » varie selon les intérêts individuels, invalidant complètement le soi-disant consensus populaire pour une augmentation de la fiscalité.

Aussi, multiplier les propositions socialistes permet aux élus politiques de ne pas s’attaquer à la véritable cause de la dette et de l’inefficacité étatiques à savoir leur gestion des finances publiques.

Par exemple, la France connaît le taux d’imposition le plus élevé du monde et souffre d’un grave déficit public. Pourtant, sa gestion de l’épidémie de covid-19 est moins efficace que celle de l’Allemagne où la fiscalité est plus douce, où le budget de l’Etat est excédentaire et où le taux de chômage est deux fois inférieur.

La multiplication des impôts, en l’absence d’une gestion saine et raisonnable par l’Etat, n’est pas une solution efficace et la situation d’un pays comme la France en constitue la preuve irréfutable. Cela contredit l’idée même de relance économique.

La priorité devrait donc porter sur l’éducation économique et financière, la promotion de la culture entrepreneuriale et la facilitation de l’investissement afin de créer les conditions d’une prospérité durable, plus reconnaissante du mérite et donc plus juste.

Les informations publiées sur Cyceon.com ne constituent pas un conseil en investissement.

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